Clovis 1er, Pépin le Bref et Charlemagne ont encore beaucoup à nous apprendre.
17 novembre 2021

Une langue est l’âme d’un peuple. C’est par elle que passe la possibilité de penser le monde et par conséquent le passé et le futur. C’est dans la complexité et dans les subtilités de la langue que se forme le citoyen. Le français, riche de son histoire, nous offre la possibilité de se lier avec nos cousins européens et d’apprendre de la riche histoire qui nous constitue. Clovis 1er, Pépin le Bref et Charlemagne ont encore beaucoup à nous apprendre. Leur français n’est plus notre français, mais à la différence des réformes aujourd’hui proposées, le français de Clovis et de Charlemagne a évolué naturellement, au gré du temps et de ses locuteurs, non sous les diktats du marché et d’enseignants qui ne veulent plus enseigner.
La langue française nous offre aussi un lien avec d’autres peuples. Les peuples africains par exemple, peuples d’une bonté et d’une résilience sans pareil, partagent avec nous cette langue millénaire qui nous permet d’aller à leur rencontre.
Simplifier la langue, et donc en limiter la portée revient à retirer au citoyen la possibilité de penser, Orwell l’avait bien compris. Mais retirer aux générations futures la possibilité de penser c’est aussi leur retirer la possibilité d’entrer en contact avec le monde, l’impossibilité d’apprendre de leur héritage collectif et donner à la génération qui leur succédera. Le message de cette possible réforme : « si c’est trop difficile, ça ne vaut pas la peine, changeons les règles plutôt que de travailler à les maîtriser. »
Dans un monde où rien ne compte que le marché, vouloir retirer la possibilité de penser et vouloir former au plus vite les machines les plus productives possibles ne me surprend point. C’est triste, mais c’est notre époque.
Bienvenue dans le monde des participe passé.
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